Gare Part Dieu ou L’homme avec ses mains

avril 26, 2008 at 10:41 (Incroyabilitude)

C’était un mardi soir, je sortais de la gare pour me rendre au tram. Pompom je marchais tranquillement.

Et la je croise un homme d’une trentaine d’année, d’origine marocaine d’après ce qu’il m’a dit, cheveux noirs peau mate, pantalon et veste en jeans, petite mallette, et oreillette de portable. Il m’arrête: “Excusez-moi mademoiselle, vous avez l’air sympathique, est-ce que je peux deviner vos origines?”. Bon encore une fois la curiosité l’emporte, je lui répond que pourquoi pas. Et il me dit: “Je dirais mi-pivoine, mi-tomate.” . Trop drôle je ne m’attendais pas à ça! En fait je sortais d’une salle de sport, donc il y faisait chaud et avec le froid de dehors mes joues avaient rougies…! Du coup j’ai rigolé, et il a continué à me parler, à me poser des questions sur ce que je fais, quel âge j’ai…blablabla! Il est assez amusant, bouge beaucoup ses mains et me tape dans la main quand je ris à ces questions. Et donc, je lui dit que je trouve qu’on parle un peu trop de moi. La il enchaine sur ses mains : “On me dit souvent que j’ai des mains particulières, on me dit souvent qu’elles sont, vas-y regarde, touche les et dis moi.” Si c’est pas incroyable ça! En fait il voulait que je lui dise qu’il avait les mains douces, alors j’ai rien dit bien sûr. Il m’a alors confié qu’il avait les mains douces et qu’il faisait super bien les massages, et m’a même proposé de m’en faire un, hop comme ça, il avait un peu de temps.(!) Donc la je lui ai dit gentiment, qu’il se rapprochait un peu trop vite de ma petite bulle et que donc j’allais m’en aller et qu’on allait tout simplement repartir chacun de son coté. Il a pas trop insisté en m’expliquant qu’on allait paraitre louche à rester la.

Ils sont fous ces gens!

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Arrêt Rue de l’Université ou Le vieux loubard

avril 23, 2008 at 8:38 (Incroyabilitude)

Il portait des culottes, des bottes de moto, Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos, Sa moto qui partait comme un boulet de canon, Semait la terreur dans toute la régiiiiioooooooonnnn…

Incroyable! Il ne doit pas en rester beaucoup des comme ça mais j’en ai vu un beau spécimen, trop la classe!

Il portait des chaussures renforcées en cuir noir, un jeans bleu, la ceinture en cuir avec un beau ceinturon, avec bien sûr un couteau rangé dans son étui en cuir, un blouson noir en cuir mais celui la avec un indien sur le dos, un chapeau noir sur ses cheveux grisonnants et une large moustache.

Ce jour la il pleuvait, et il y avait quelque chose de très captivant à l’écouter et le voir jouer de l’harmonica sous la pluie, alors que les gens se serraient, avec leur parapluie (on sait jamais), sous l’abri, surtout quand il te regarde droit dans les yeux, avec tristesse, sinon sa musique n’a pas de sens. Il jouait aussi bien que moi de l’harmonica, mais maitrisait parfaitement le vibrato ce qui donnait à son morceau la petite touche nostalgique qu’il fallait. Dommage je n’avais pas encore mon appareil…

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Traitre reflet

avril 1, 2008 at 7:44 (Remarquitude)

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Si on veut garder le moral, penser à ne pas se regarder dans les vitres du métro.

J’ai remarqué que les vitres du métro avaient tendance à nous rappeler notre coté de desespéritude. Avec cette lumière artificielle très particulière, toutes nos cernes de fatigue apparaissent, on est décoiffé, la peau terne et on a l’air complètement vide à l’intérieur.

Donc voila j’ai décidé de m’abstenir de croiser mon regard dans le métro, surtout si je suis en phase descendante…

En plus c’est traitre aussi parce que si tu souris à quelqu’un que tu connais dans le reflet, une autre personne qui regardait aussi à ce moment peut croire que c’était pour elle, et bon…la situation peut se compliquer!

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Un banc Place Carnot ou Le marabout bénévol

avril 1, 2008 at 7:24 (Incroyabilitude)

C’était un jeudi après-midi, du temps des clémentines.

Je suis assise sur un banc, j’attends Sanh, j’observe la place et les déplacements des passants. Tranquille quoi. Quand, un monsieur, d’une quarantaine d’année, longue veste grise et petit sac à dos, descend les escaliers à ma droite, passe devant moi puis s’arrête. Se retourne pour me regarder, repars, puis s’arrête à nouveau et revient jusqu’à moi. La il me demande : “Vous êtes une artiste? Vous êtes étudiante?”. Ce à quoi je réponds “Oui je suis étudiante, en sociologie.”

Et la s’engage une conversation incroyable. Alors, il commence par m’expliquer qu’il se dégage quelque chose de bien de moi, que je dégage une certaine bonté; MAIS, eh oui la est le problème, quelque chose m’empêche de m’épanouir pleinement… Oui car il faut savoir qu’il ressent ces choses la, ce qui doit lui venir des ses ancêtres et de son grand père qui était nomade et guérisseur en Afrique. Oui vraiment il y a quelque chose qui m’empêche d’avancer mais cela ne vient pas de moi, mais des autres, sûrement des femmes jalouses d’ailleurs. Et il est prêt à en discuter avec moi pour m’aider à découvrir de quoi il s’agit. Tout ça bénévolement bien sûr parce qu’il n’a pas besoin d’argent, il est décorateur d’intérieur et gagne suffisamment bien sa vie. Il ajoute aussi qu’il ne croit pas au hasard et que la vie est une somme de rencontres (c’est très intéressant comme point de vue) et c’est pour ça qu’il comprend pourquoi aujourd’hui il a préféré descendre du train à Perrache plutôt qu’à la Part Dieu : c’était pour me rencontrer!

Etant curieuse tout ce qu’il me dit m’intrigue mais quand il me propose de m’inviter boire un café pour en discuter plutôt que rester tranquillement sur le banc, je répond simplement que j’attends quelqu’un (qui d’ailleurs n’arrive pas!). Il insiste essayant de me persuader que j’aurais d’autres occasions de voir cette personne. Mais je reste ferme! Et lui dit que si nous étions amenés à nous revoir alors effectivement ce ne serait pas du hasard et nous prendrions le temps d’en parler.

Et il est reparti, disparaissant derrière un arbre.Protecteur ou accrocheur?

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